Principales utilisations: Arthrose. Ostéoporose. Usure du cartilage. Pourrait ralentir la croissance des tumeurs cancéreuses et des métastases (sous la supervision d’un médecin...)

DESCRIPTIF : Les principales espèces de requin auxquelles on a recours pour fabriquer les suppléments du commerce sont l'aiguillat ou « chien de mer » (Squalus acanthias) et le requin marteau halicorne (Sphyrna lewini) qu’on pêche surtout dans le Pacifique. Une des plus grandes usines de transformation se trouve au Costa Rica.

HISTORIQUE : Avant les années 1970, la recherche avait essentiellement porté sur le cartilage bovin. Les résultats d'études préliminaires indiquaient que ce cartilage pouvait stimuler le système immunitaire et combattre le cancer et l'inflammation. Puis, on a découvert que le requin représentait probablement une meilleure source de cartilage, du fait qu'il en renferme, toutes proportions gardées, 6 fois plus que le bœuf (6 % plutôt que 1 %). Au cours des années 1970 et 1980, les résultats d’études préliminaires ont révélé que le cartilage de requin renfermait des substances ayant des propriétés antitumorales.

Au tournant des années 1990, aux États-Unis, on a largement médiatisé les résultats spectaculaires de 3 essais cliniques menés au Mexique, au Panama et à Cuba. Toutefois, ces travaux n'avaient jamais été révisés par des pairs ni publiés dans des revues scientifiques reconnues.

COMPOSANTS : Principalement constitué de protéines (40 %) dont la squalamine, le cartilage de requin renferme également environ 25 % de calcium. Il contient aussi des composés appelés glycosaminoglycanes (jusqu'à 20 %), dont la chondroïtine serait le plus important.

PROPRIETES : Notre organisme produit lui-même de la Chondroïtine (composant essentiel des complexes protéoglycanes), qui se retrouve dans les cartilages, mais aussi dans les os, la peau, la cornée et la membrane des artères. Elle joue un rôle dans la formation et l’entretien du tissu cartilagineux, lequel assure à la fois la souplesse et la solidité des articulations.

La Chondroïtine a montré une action inhibitrice sur l'élastase, médiateur de la dégradation du cartilage et stimulante sur la synthèse des protéoglycanes par les chondrocytes.

Le cartilage de requin, comme tous les tissus cartilagineux, n’est pas irrigué par le sang, parce qu’il contient des substances qui empêchent la formation de vaisseaux sanguins (angiogenèse). La formation de nouveaux vaisseaux sanguins est un processus physiologique qui, normalement, se produit seulement à des moments spécifiques de l'existence : durant la grossesse, afin de permettre la croissance du fœtus durant l'enfance, période de forte croissance de tous les organes et tissus et au moment de la guérison d'une plaie, afin de permettre la réparation des vaisseaux sanguins abîmés.

L’angiogenèse se produit de façon anormale et devient problématique en présence d’une tumeur cancéreuse, car elle lui permet de croître, celle-ci ayant besoin d'être irriguée en sang pour se développer.

Des chercheurs ont constaté que le cartilage de requin renferme une ou plusieurs substances antiangiogéniques. Comme ces dernières empêchent le développement de nouveaux vaisseaux sanguins, elles pourraient donc, théoriquement, entraver la croissance des tumeurs cancéreuses et l’apparition de métastases. Cependant, les recherches cliniques n'ont pas, pour l'instant, abouti à des résultats très significatifs.

N.B. En raison de son action antiangiogénique, le cartilage de requin est contre-indiqué en cas de grossesse et d'allaitement, chez les enfants et chez les personnes souffrant d'une plaie consécutive à une blessure ou à une intervention chirurgicale.

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